L'église Saint-Pierre de Parthenay-le-Vieux ( XIIe siècle ).
Sur sa butte, l'ancienne église priorale se voit de loin.



L'église Saint-Pierre actuelle a été reconstruite dans les années 1100.




L'église, vue du sud-ouest. Les fenêtres de la façade disposent de colonnettes.
Un imposant et disgracieux contrefort épaule l'angle du bâtiment.




Une des baies sud avec son cordon décoré
que l'on peut découvrir en faisant le tour du monument.



Depuis son escarpement rocheux l'église détache ses formes trapues de granit sur le ciel bocager.
L'abside présente des contreforts-colonnes.


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Exemples de modillons de la corniche ornant l'abside : personnages arcs-boutés paraissant soutenir, chacun à leur façon, l'édifice.
Simples atlantes ou soutiens de l'Eglise dans l'esprit du sculpteur ?




Le clocher octogonal surplombe la croisée du transept.
Il est supporté par un massif carré comportant de lourds glacis assurant le passage d'une forme à l'autre.
Les arêtes du clocher sont épaulées par des contreforts-colonnes.





Au rez-de-chaussée, le portail est encadré par deux grandes arcatures aveugles.
A l'étage supérieur trois baies correspondent aux trois vaisseaux intérieurs.
La façade, richement sculptée, pourrait être d'une réalisation plus tardive que l'édifice lui-même.




La corniche, séparant horizontalement la façade, comporte de petites têtes de chat.
La façade est divisée verticalement par de puissantes demi-colonnes tenant lieu de contreforts.
Elles sont couronnées par des chapiteaux ouvragés tel celui-ci qui illustre bien le thème " nourrir ses passions ".




L'arcade de gauche comporte la sculpture la plus célèbre : un cavalier dont le cheval foule
de ses sabots un petit personnage.
Traditionnellement, on y discerne l'empereur Constantin terrassant le paganisme
( en fait, transposition d'une statue de Marc-Aurèle devant le capitole romain à Constantin ).
Mais, le cavalier porte un faucon au poing, ce qui fait penser qu'il pourrait s'agir ici d'un seigneur
de Parthenay partant pour la chasse. Qu'en est-il exactement ?





La première voussure de cette arcade latérale gauche comporte
un célèbre ensemble de bustes féminins répétés.



François Eygun
voit dans ces femmes à la longue chevelure et au corps à demi plongé dans un baquet
une allusion à l'origine fabuleuse des Lusignan et des Parthenay : " la fée Mélusine, leur mère commune,
condamnée à se transformer à mi-corps en serpent ou dragon dans sa baignoire chaque samedi" ( 1965, p.121 ).





Gros plan sur la décoration de la partie gauche de la porte centrale.




Chapiteaux supportant les voussures de la porte centrale.




De singulières figurations féminines ornent la voussure externe de l'arcade centrale:
des femmes à queue d'oiseau affrontées, une main dans les cheveux.







Un des chapiteraux extérieurs : des animaux menaçants s'approchent des oreilles
d'un personnage : ce ne peut être que pour lui donner de mauvais conseils.
A moins qu'il ne s'agisse que d'une composition décorative !!





De l'autre côté du portail central, faisant pendant au cavalier, l'autre grande arcade abrite une sculpture plus abîmée :
Samson maîtrisant le lion.
On voit souvent dans cette sculpture une illustration du combat de la Vérité contre l'Erreur.







Le vaisseau central à berceau légèrement brisé est épaulé par deux bas-côtés.
Les chapiteaux sont d'une grande sobriété.




Elan ascensionnel des piliers d'un édifice dépouillé.
Les piliers sont constitués d'un massif carré avec des demi-colonnes sur chaque face.




La coupole sur trompes supporte le clocher.
Les trompes sont soulignées de dalles supportées par des modillons.




La croisée du transept comporte des chapiteaux figurés.



Des lions, une patte antérieure sur l'astragale et l'autre levée, rejettent leurs têtes sous les angles du tailloir.



Les êtres fabuleux des chapiteaux sont surmontés de leur nom en latin tels ces griffons
que l'imagier a dénommé " capricornes ".





Les sirènes, moitié femme, moitié poisson.